Maison SINNAE, ambassadrice des Côtes du Rhône

Maison SINNAE, ambassadrice des Côtes du Rhône

La Maison SINNAE dévoile ses enjeux et ses ambitions

A Laudun, la Maison SINNAE, issue de la fusion des caves de Laudun, Chusclan, Connaux et Saint-Victor, s'attache à produire des vins de qualité avec passion.


Côtes du Rhône, Laudun et Chusclan : voici les trois appellations liées à la production de la Maison SINNAE. Philippe Pellaton, président de la cave et président du syndicat Inter Rhône qui rassemble les professionnels de la viticulture et du négoce de la Vallée du Rhône, m'a accueillie et exposé les défis et les réussites de la Maison.

Issue de la fusion en 2008 des caves de Laudun et Chusclan, la cave, alors nommée Laudun-Chusclan Vignerons ne prend son nom final et fédérateur qu'en 2019. C'est sous ce nom que la cave va pouvoir produire aussi bien sous les appellations Côtes du Rhône que sous celles de Chusclan et Laudun. Avec un plan d'investissement de 15 millions d'euros lancé en 2013, la maison SINNAE peut se vanter d'être la plus grosse cave de la vallée du Rhône. Après 15 ans de communication et d'amélioration continue de la qualité des vins, la croissance est au rendez-vous pour la cave, qui fonctionne actuellement avec 200 vignerons et 55 salariés.

La moyenne d'âge ne dépassant pas les 40 ans au sein de la cave, SINNAE peut se projeter sur le long terme sans craindre les défections et les départs. Il faut dire qu'avec près de 3000 hectares de vigne morcellés sur un vaste territoire, 3 sites de production et une moyenne de 128 000 hectolitres de production par an, la Maison se doit d'avoir une vision à long terme pour pérenniser son activité et surmonter les défis conjoncturels et environnementaux, qui ne manquent pas. Sans produire des vins de luxe, la Maison SINNAE accède petit à petit à la renommée grâce à des signatures accessibles.



Avec une zone AOC qui s'étend sur 4 départements, l'Ardèche, la Drôme, le Vaucluse et le Gard, les vins Côtes du Rhône font leur chemin vers trois débouchés principaux que sont la grande distribution, le secteur traditionnel (restauration, hôtellerie) et enfin l'export vers des pays tels que la Belgique, le Canada, les Etats-Unis ou la Chine. Ce dernier débouché est prometteur, même si le Covid a gelé les démarches ces dernières années, et l'appellation semble avoir de beaux jours devant elle !

Les enjeux environnementaux, politiques et économiques restent néamoins nombreux. Les problèmes liés au déréglement climatique se ressentent de plus en plus depuis 2017, et la question de l'eau est cruciale pour nos vignerons. Sur ce sujet, le lien avec les responsables politiques est indispensable au niveau national, et l'activité étant à ce jour plutôt prospère, on sent une inquiétude pointer le bout de son nez sur la nécessité d'anticiper - beaucoup plus - les crises à venir.
Parmis les défis il y a aussi celui du recrutement : la semaine de 35 heures pose un sérieux problème pour les travaux saisonniers dans les vignes, où de grosses journées de travail sont attendues. Le recrutement saisonnier (activité intense sur un temps court) devient un véritable sac de noeuds pour les vignerons : il faudrait retrouver beaucoup plus de souplesse !

Face aux défis et s'appuyant déjà sur des bases solides, gageons que la Maison SINNAE sortira toujours plus forte et innovante des défis futurs !