Ca mielle aux ruches Amielh !

Ca mielle aux ruches Amielh !

Catherine nous fait découvrir son activité d'apicultrice dans son joli coin de Tresques

Les Ruches Amielh illustrent bien l’apiculture et tous ses défis.


Au cœur du petit bois de chênes verts qui abrite la centrale photovoltaïque de Tresques se trouve la capitale d’un royaume à part : celui des abeilles des Ruches Amielh, tenues d'une main de reine par Catherine Amielh. Composé de 150 ruches réparties dans un rayon de 300 à 600 km autour de la miellerie, ce royaume rassemble des milliers d’abeilles domestiques qui produisent le précieux miel, dès l’arrivée de la végétation des beaux jours.

Catherine s’est lancée dans l’apiculture en 2009, après une formation suivie à Rodilhan, non loin de Nîmes. "A l'époque on m'expliquait qu'une femme ne pourrait jamais gérer seule..." Ancienne AVS, l’apicultrice avait travaillé au sein de Cisbio, l’entreprise de biotechnologie de Bagnols. 

Curieuse de tout et inventive, Catherine a décroché en 2021 et 2022 une médaille d’or pour sa recette de nougat au concours du Gard gourmand, et une médaille de bronze pour son Caramiel ! Des médailles qu'elle aimerait pouvoir valoriser aujourd'hui pour agrandir sa clientèle. Convaincue des propriétés du miel dans les produits cosmétiques, elle a aussi effectué une formation en savonnerie : promesse d’un futur produit des ruches d'Amielh ?

L’apiculture est la forme la plus nomade de l’agriculture : les apiculteurs ne possèdent pas de terres, mais disposent leurs ruches dispersées dans les champs, les prés et les bois qu’on leur prête. Catherine possède des ruches dans de nombreux départements : Haute-Loire, Isère, Gard, Drôme, Vaucluse, et même jusqu’en Meurthe-et-Moselle ! 

Face aux perturbations climatiques, qui menacent aussi bien les abeilles que les récoltes, aux espèces invasives telles que le frelon asiatique ou le parasite varroa, l’apiculture connaît des années difficiles. En 2021, la récolte de Catherine a été 50% plus faible que celle de l’année précédente, un bilan partagé par la plupart des apiculteurs français. Désormais, une année sur deux est considérée comme mauvaise, contre une année par décennie il y a quelques années.

Du fait de la caractère isolé et caché de leur activité (les ruches ne sont pas visibles), les apiculteurs n’obtiennent pas forcément l’attention dont jouissent les autres agriculteurs. Le soutien des collectivités n’est pas toujours au rendez-vous, déplore Catherine, et nous avons besoin de relais d'image.

C’est sur les marchés de Rochefort, Saint-Pons, Laudun, Montclus et Roquemaure que l’apicultrice entend se faire connaître et faire valoir ses médailles et son travail auprès des locaux. Ayant fait construire une petite bâtisse en bois sur sa propriété, Catherine s’apprête aussi à ouvrir une boutique de vente directe.

Merci à Catherine pour son chaleureux accueil au sein des Ruchers Amielh ! Si vous passez à Tresques, n’oubliez pas que dans le petit bois de chênes verts se trouve ce joli royaume, qui n’attend que votre curiosité pour se dévoiler à vous !