Ma politique éducative pour la circonscription

Maman, papa, Internet m'a puni ! L'art de fréquenter un poisson rouge.  

Où commence l’éducation ? Dès le premier souffle, le premier pas. Dans quels lieux ? Partout. Des évidences sans lesquelles, il n’y a pas d’éducation puis de formation possibles. Ces évidences imposent l’existence de lieux où il est possible de se tromper sans être humilié. Il faut construire des espaces « hors menace ». C’est le début de l’égalité des chances par l’apprentissage. C’est le premier niveau de l’ascenseur social, c’est l’école.  

Si le lieu est une conquête de tous les jours, le travail du pédagogue et de l’élève garantit la réussite. Vient alors le débat de la position de l’élève. Est-il au centre du modèle, ou devons-nous rétablir les disciplines majeures comme solution pour redonner envie aux élèves ? Le goût de l’apprentissage est un savant mélange entre l’écoute de l’élève et l’exigence. A chaque étape du parcours de l’élève, le travail est l’élément essentiel, le gage de l’apprentissage dans un contexte où le pédagogue est balloté par la vision de quelques ministres voulant laisser une « trace ». Les victimes de ce jeu politicien sont nos enfants.  

  • Vous avez dit espace protégé, hors menace pour apprendre, étudier, cela devient rare !  

  • Vous avez dit élève au centre du modèle, sans moyens pour les pédagogues, ce n’est pas possible.  

  • Remettons des moyens et de l’exigence à l’école, arrêtons les programmes à la carte, revalorisons les voies d’excellence !  

Il est difficile de mobiliser l’élève, sollicité de toutes parts. Il faut sans tarder intégrer le contexte numérique de la jeunesse dans les réflexions sur l’éducation, le comprendre et peut-être lutter contre. Si certains d’entre nous butent sur les dates historiques, la définition d’un concept scientifique, Wikipédia a la réponse ! Or il nous faut enseigner : l’histoire, les langues, les sciences, les arts plastiques, le sport… dans un brouhaha permanent où la culture, la science sont digérées un peu trop rapidement par un algorithme décérébré ou quelques auteurs amateurs.  

  • Dans ce jeu, le nouveau maitre, le pédagogue tout terrain qui occupe tous les espaces c'est devenu... Internet !  

Une étude du Journal of Social and Clinical Psychology évalue à 30 minutes le temps maximum d’exposition aux réseaux sociaux et aux écrans d’Internet au-delà duquel apparait une menace pour la santé mentale… Un chiffre édifiant !  

Je veux faire reconnaitre le contexte de l’apprentissage, le placer au centre des discussions et des lois pour l’éducation. Je veux établir une loi pour endiguer le combat de tous les jours entre les « bots » et les pédagogues. Faire des lieux où l’écran reprend sa juste place, où le visage de l’autre, le contact humain - l'épaule accompagnatrice - réapparait ! Je veux repenser l’usage de l’outil numérique dans la pédagogie et donner corps à des pratiques sans écran.  

Je veux aussi légiférer sur la régulation de la violence de ces supports car sans régulation, la violence devient une banalité… Il n’y a plus d’espace « hors menace » ! Les réseaux sociaux sont devenus le déversoir des tensions de la société, et les premières victimes sont nos enfants !  

L’école prépare à la suite : aux études supérieures. Le projet de métier prend forme en choisissant une voie, une discipline. La passerelle entre les deux espaces, de l’école aux études supérieures, est un moment de vie important. Evitons de parler de Parcoursup et évoquons l’organisation matérielle. La question : comment imaginer étudier dans de bonnes conditions sans les moyens nécessaires avec l’obligation de quitter la 3eme circonscription où très peu de diplômes d’enseignement supérieur existent. Les BTS, très prisés, sont de qualité et les élèves sont vite convoités par les entreprises, que ce soit des BTS techniques ou du tertiaire. Mais les places sont limitées et ils ne répondent pas à toutes les aspirations.  

De Bagnols à Villeneuve les Avignon, il existe peu de solutions pour étudier dans sa ville ou à portée de bus. Par exemple, Bagnols sur Céze ne dispose pas de classe préparatoire, n’a pas d’antenne universitaire et pas d’école d’ingénieur, alors que plus 700 chercheurs exercent dans la circo ainsi que de nombreux pédagogues. Un lycée avec une classe préparatoire dans un contexte universitaire ou à proximité d’une école d’ingénieur ou de commerce ouvre des possibles, des vocations. Auprès du deuxième pôle industriel d'Occitanie, défendre le renforcement d’offres d'enseignement supérieur à Bagnols/Cèze aurait dû être une priorité ! 

Le projet que je défendrai pour la 3eme circonscription du Gard : l'implantation d'une antenne de l’université de Nîmes, une école d’ingénieur et une classe prépa. Un projet ambitieux à la hauteur de notre jeunesse, qui le vaut bien !